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Niger : Après la mutinerie à Niamey, le régime reprend le contrôle et procède à des dizaines d’arrestations

Après la mutinerie qui a éclaté dans la nuit du 28 au 29 août à Niamey, le calme est revenu. Les forces loyalistes ont repris le contrôle des principaux sites visés et procédé à plusieurs dizaines d’arrestations. Aucun bilan officiel des affrontements n’a encore été communiqué par les autorités nigériennes.

Par Thomas Biakpa
Publié le 31 août 2026
Lecture : 4 min
Niger : Après la mutinerie à Niamey, le régime reprend le contrôle et procède à des dizaines d’arrestations

Des soldats de l’armée loyaliste en patrouille à Niamey / AFP

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Le calme est progressivement revenu à Niamey au lendemain d’une mutinerie qui a secoué la capitale nigérienne dans la nuit du 28 au 29 août. Des militaires insurgés ont tenté de s’emparer de plusieurs sites stratégiques, notamment le palais présidentiel et les locaux de la télévision nationale, avant d’être repoussés par les forces restées loyales au régime du général Abdourahamane Tiani.

Selon les informations rapportées par l’Agence nigérienne de presse, les opérations menées contre plusieurs sites sensibles ont échoué. Les forces de défense et de sécurité ont finalement repris le contrôle des positions visées, mettant fin à plusieurs heures de tensions et d’affrontements dans la capitale.

Les principaux sites sécurisés

Les insurgés avaient notamment cherché à prendre le contrôle du palais présidentiel ainsi que de la télévision nationale. Après l’échec de ces opérations, une partie des militaires mutins s’est repliée vers la base militaire située dans la zone de l’aéroport de Niamey.

Après de longues tractations, plusieurs d’entre eux auraient accepté de se rendre dans la journée de samedi. Les autres ont été pris pour cible en début de soirée lors d’une opération menée par les forces loyales au régime, notamment la garde présidentielle.

Les forces gouvernementales ont engagé d’importants moyens militaires pour reprendre le contrôle de la situation. Des véhicules blindés ont été déployés dans plusieurs secteurs de la capitale. Des militaires russes relevant d’Africa Corps auraient également apporté un soutien aux forces nigériennes, notamment à travers l’utilisation de drones. Le rôle exact de ces éléments russes dans les opérations reste toutefois à préciser officiellement.

Niamey sous haute surveillance

Au lendemain des affrontements, la capitale demeure fortement quadrillée par les forces de sécurité. Le périmètre autour de la présidence a été considérablement renforcé et plusieurs axes d’accès sont bloqués.

Le carrefour situé à proximité de l’hôpital national, considéré comme l’un des principaux points d’accès vers le palais présidentiel, fait notamment l’objet d’un contrôle renforcé. Des pick-up équipés de mitrailleuses et des dispositifs de barbelés ont été installés afin de filtrer les mouvements.

Dans plusieurs quartiers, des opérations de contrôle sont menées aux différents points d’entrée et de sortie de la capitale. Les autorités cherchent ainsi à prévenir d’éventuelles nouvelles actions de groupes insurgés et à identifier les personnes susceptibles d’avoir participé à la mutinerie.

Des dizaines d’arrestations

Les autorités ont procédé à de nombreuses interpellations depuis la fin des affrontements. Au moins une dizaine de personnes supplémentaires auraient été arrêtées au cours de la nuit, selon nos informations .

Samedi soir, des images diffusées par la télévision nationale montraient également des militaires présentés comme des mutins capturés par les forces loyalistes. Certains apparaissaient blessés. Sur les images, près d’une centaine d’hommes, dont plusieurs femmes, étaient visibles, alignés et à genoux.

L’identité de ces militaires, leurs grades et leur rôle précis dans les événements n’ont cependant pas été communiqués. Les circonstances exactes de leur arrestation restent également à établir.

Un bilan encore inconnu

Pour l’heure, aucun bilan officiel des affrontements n’a été communiqué par les autorités nigériennes. Le nombre de morts et de blessés demeure donc inconnu, alors que certaines images montrent plusieurs militaires blessés parmi les personnes capturées.

La junte, qui n’a pas encore livré de communication détaillée depuis la fin des combats, n’a pas non plus fourni d’informations précises sur l’ampleur de la tentative de mutinerie, son organisation ou l’identité des militaires impliqués.

La situation semble néanmoins revenue sous contrôle à Niamey. La présence massive des forces de sécurité et le verrouillage de plusieurs secteurs stratégiques témoignent toutefois du niveau de vigilance maintenu par les autorités.

Cette mutinerie intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement sensible au Niger, dirigé depuis le coup d’État de juillet 2023 par le général Abdourahamane Tiani. Les prochaines communications officielles devraient permettre d’éclaircir les circonstances de cette tentative de soulèvement, le nombre exact de personnes arrêtées ainsi que le bilan humain des affrontements.