Chargement des indices boursiers africains...
Nom de votre média

Niger : Nuit de fortes tensions à Niamey, des tirs entendus autour de l’aéroport et du palais présidentiel

Niamey, a été secouée, dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 août par des tirs nourris et de fortes détonations entendus dans plusieurs secteurs de la capitale, notamment autour de l’aéroport et du palais présidentiel. Alors que les autorités n’ont pas encore communiqué sur l’origine de ces affrontements, les casernes seraient en état d’alerte maximale et des véhicules blindés auraient été déployés à proximité de l’aéroport.

Par Thomas Biakpa
Publié le 29 août 2026
Lecture : 3 min
Niger :  Nuit de fortes tensions à Niamey, des tirs entendus autour de l’aéroport et du palais présidentiel

L’aéroport international de Niamey a une fois encore été la cible d’une attaque dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 août 2026 / Exclusif.net

Publicité

Format Pavé

300 x 250 px

La capitale nigérienne s’est réveillée samedi 29 août dans une atmosphère particulièrement tendue. Depuis environ 1 heure du matin, des tirs et de puissantes détonations sont signalés dans plusieurs secteurs de Niamey, notamment aux abords de l’aéroport international et dans le centre-ville, à proximité du palais présidentiel.

Pour l’heure, aucune information officielle ne permet de déterminer l’origine des affrontements ni les forces impliquées. Les autorités nigériennes n’ont pas encore pris la parole. Selon des informations rapportées par plusieurs médias, les différentes casernes de la capitale ont été placées en état d’alerte maximale.

Des combats signalés à la base 101

L’un des principaux foyers de tirs se situerait au niveau de la base 101, installée dans le complexe de l’aéroport de Niamey. « Il y a des tirs nourris et des détonations », a témoigné un riverain auprès de l’AFP. Plusieurs autres habitants ont fait état de bruits similaires.

Cette base militaire revêt une importance particulière. Elle abrite notamment le quartier général des partenaires russes présents à Niamey, Africa Corps, ainsi que l’état-major de la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel, regroupant le Niger, le Burkina Faso et le Mali.

Les premiers coups de feu auraient été entendus vers 1 heure, heure locale, soit minuit GMT. Les détonations se seraient poursuivies jusqu’à l’aube. Une vidéo diffusée par un journaliste local montre des bruits de tirs provenant de la zone de l’aéroport.

Dans le quartier de Koira Kano, situé à l’ouest de Niamey, un habitant affirmait encore vers 5 heures avoir entendu des tirs sporadiques d’armes légères.

Le centre de la capitale également touché par les alertes

La tension ne se limiterait toutefois pas au secteur aéroportuaire. Des publications diffusées sur les réseaux sociaux font état de tirs et d’explosions dans plusieurs parties de la capitale, notamment dans la zone administrative où se trouvent le palais présidentiel et les locaux de la télévision nationale.

Malgré ces événements, la télévision nationale continuait d’émettre samedi matin.

D’autres images publiées en ligne montrent par ailleurs, des véhicules blindés déployés dans un quartier situé à proximité de l’aéroport. Dans le même temps, des activistes et communicants proches de la junte affirmaient que la situation était « sous contrôle ».

Ces déclarations n’ont toutefois pas permis, à ce stade, d’établir clairement ce qui se déroule dans la capitale ni de déterminer les rapports de force entre les différents protagonistes.

Un aéroport déjà visé par deux attaques jihadistes

Ces nouveaux incidents interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement difficile pour Niamey. L’aéroport de la capitale avait déjà été pris pour cible à deux reprises cette année par des groupes jihadistes.

En janvier, l’attaque avait été revendiquée par l’État islamique. Quelques mois plus tard, à la fin du mois de juin, le Jnim, branche sahélienne d’al-Qaida et rival de l’État islamique, avait à son tour attaqué le site.

Les deux offensives avaient été repoussées par les forces armées nigériennes. L’attaque de juin avait néanmoins fait treize morts, dont onze soldats et deux civils.

Après l’attaque de janvier, le général Abdourahamane Tiani, à la tête du régime militaire depuis le coup d’État de juillet 2023, avait reconnu l’existence d’une « faille dans le dispositif » de sécurité. Selon lui, cette brèche avait permis aux assaillants de mener leur opération, dont l’objectif était de « détruire toutes les capacités aériennes » de l’armée.

Pour l’instant, aucune autorité nigérienne n’a officiellement expliqué les tirs entendus cette nuit à Niamey. L’identité des acteurs impliqués et la nature exacte des affrontements restent donc inconnues.