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Niger: Tensions à Niamey, les autorités évoquent un mouvement d’humeur de « soldats en rupture avec le règlement militaire », situation sous contrôle

De fortes tensions ont secoué Niamey suite à des tirs sur plusieurs sites sensibles et l’action présumée d’un groupe de militaires retranchés à la base 101. Les autorités nigériennes, qui évoquent un « mouvement d’humeur » de « soldats en rupture avec le règlement militaire », affirment avoir progressivement repris le contrôle de la situation et appellent la population au calme.

Par Thomas Biakpa
Publié le 29 août 2026
Lecture : 3 min
Niger: Tensions à Niamey, les autorités évoquent un mouvement d’humeur de « soldats en rupture avec le règlement militaire », situation sous contrôle

Les hommes du général Tiani ont réussi à contenir l’assaut des mutins à Niamey/ AFP

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Une nuit de chaos et d’incertitudes a secoué la capitale nigérienne, après des tirs signalés sur plusieurs sites sensibles et la mutinerie présumée d’un groupe de soldats retranchés dans la base militaire 101, située à proximité de l’aéroport de Niamey. Face à cette situation, les autorités militaires affirment, ce samedi à la mi-journée, avoir repris progressivement le contrôle des principaux sites concernés.

Dans un court communiqué lu à la télévision publique et signé par le ministre de la Défense nationale, le général Salifou Mody, les autorités nigériennes présentent les événements comme un « mouvement d’humeur » de soldats en rupture avec le règlement militaire, plutôt que comme une tentative de coup d’État.

Selon le communiqué, « un groupe de soldats en rupture avec le règlement militaire a entrepris de séquestrer certains de leurs camarades dans la caserne de la base 101 de Niamey et d’effectuer des tirs sur certains sites sensibles de la ville de Niamey ».

Des forces de défense mobilisées

Les autorités affirment que la réaction rapide des Forces armées nigériennes (FAN) a permis de contenir la situation. « La prompte réaction des forces de défense et de sécurité a permis de circonscrire ce mouvement d’humeur et de reprendre progressivement le contrôle de ces sites », précise le communiqué.

Cette déclaration intervient alors que la capitale a été plongée dans un climat de forte tension durant la nuit. Des éléments militaires présumés mutins se seraient retranchés au niveau de la base 101, une installation stratégique située dans l’enceinte ou à proximité de l’aéroport international de Niamey.

Les autorités ne parlent toutefois pas, à ce stade, de tentative de putsch. Elles décrivent plutôt une crise interne aux forces armées, impliquant des militaires qui auraient agi en dehors de la chaîne de commandement et du règlement militaire.
Un enregistrement audio attribué aux présumés mutins
Alors que le gouvernement affirme reprendre le contrôle de la situation, un enregistrement audio anonyme a été diffusé sur les réseaux sociaux et attribué aux présumés mutins retranchés à la base 101.
Dans cet enregistrement, les militaires déclarent notamment que les institutions seraient dissoutes.

Cette déclaration, qui contraste avec la version officielle des autorités, ajoute une nouvelle dimension à une situation encore entourée d’incertitudes.

L’authenticité de cet enregistrement et l’identité exacte de ses auteurs restent toutefois à établir sur la base des éléments contenus dans les informations disponibles.

Les autorités appellent la population au calme

Dans son communiqué, le ministre de la Défense nationale a également cherché à rassurer la population. Les autorités invitent les habitants de Niamey à « garder leur calme » et à « vaquer librement à leurs occupations ».

Cet appel intervient alors que les événements ont suscité de nombreuses interrogations dans la capitale, notamment en raison des tirs signalés sur certains sites sensibles et de la présence de militaires retranchés dans une base stratégique.

Pour l’heure, les autorités militaires affirment donc que la situation est progressivement maîtrisée. Mais les déclarations contradictoires entre le communiqué officiel et l’enregistrement attribué aux présumés mutins entretiennent encore le flou sur la nature exacte du mouvement et sur son évolution.

La situation demeure ainsi suivie de près à Niamey, alors que les forces de défense et de sécurité poursuivent leurs opérations pour consolider le contrôle des installations concernées et rétablir pleinement le calme dans la capitale.