Burkina Faso : Ibrahim Traoré rassure: « les jours de cette guerre sont comptés »
Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a affiché son optimisme quant à l’issue de la crise sécuritaire au Burkina Faso. Lors d’une cérémonie à Ouagadougou, vendredi 4 septembre 2026, il a assuré que « les jours de cette guerre sont comptés », tout en appelant les bénéficiaires de l’ASVOVIG à contribuer à la reconstruction du pays par la production et la transformation locales.

Le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État burkinabè/Présidence du Faso
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Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, s’est voulu rassurant sur l’évolution de la situation sécuritaire au Burkina Faso. S’exprimant, vendredi 4 septembre à Ouagadougou, à l’occasion de la cérémonie officielle de sortie de la 4ᵉ promotion des apprenants de l’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre (ASVOVIG), le chef de l’État a affirmé avec assurance que « les jours de cette guerre sont comptés ».
Devant les veuves, les orphelins et les victimes de guerre réunis pour cette cérémonie, le capitaine Ibrahim Traoré a déclaré : « Je peux vous assurer d’une chose : les jours de cette guerre sont comptés, parce que ça va aller très vite ». Une déclaration qui se veut un message de confiance et de détermination face au défi sécuritaire auquel le Burkina Faso est confronté.
« Les jours de cette guerre sont comptés »
Le chef de l’État a ainsi voulu rassurer les populations et réaffirmer sa détermination à mettre fin à la crise sécuritaire. Sans donner davantage de précisions sur les opérations en cours, il a laissé entendre que des avancées importantes pourraient intervenir rapidement.
Ce message intervient dans un contexte où les conséquences de la crise sécuritaire continuent de toucher de nombreuses familles burkinabè, notamment les veuves, les orphelins et les victimes de guerre. Pour le président du Faso, la réponse à cette situation doit cependant aller au-delà de la seule dimension militaire et s’inscrire également dans une dynamique de reconstruction et d’autonomisation.
Miser sur la production nationale
À l’occasion de cette cérémonie, Ibrahim Traoré a également insisté sur la nécessité de renforcer la production nationale et de favoriser la reconversion professionnelle des bénéficiaires des programmes de l’ASVOVIG.
Il a notamment encouragé les sortants à mettre leurs compétences au service de la production et de la transformation locales. Selon lui, les formations dispensées doivent répondre à des besoins concrets du pays et permettre aux bénéficiaires de participer activement à son développement.
Le président du Faso a particulièrement mis l’accent sur la fabrication locale de produits cosmétiques, alimentaires et d’autres biens de consommation. « Nous voulons nous recentrer sur nous-mêmes. Produire et transformer », a-t-il déclaré.
Il a ainsi invité les femmes formées, notamment dans le domaine de la saponification, à valoriser les ressources naturelles disponibles au Burkina Faso afin de développer des produits locaux et de réduire progressivement la dépendance du pays aux importations.
De la formation à l’installation
Pour le chef de l’État, la formation ne doit pas constituer une finalité en soi. Elle doit être accompagnée de mesures permettant aux bénéficiaires de s’installer durablement et de trouver des débouchés pour leurs productions.
Ibrahim Traoré a ainsi assuré que l’accompagnement devrait prendre en compte l’accès aux équipements, aux moyens de production et surtout aux marchés. « Vous installer est une chose, mais aussi les débouchés », a-t-il souligné, évoquant notamment la possibilité de réserver une part importante des marchés institutionnels aux bénéficiaires.
Cette approche vise à permettre aux veuves, aux orphelins et aux victimes de guerre de retrouver une autonomie économique et de participer pleinement à la reconstruction du pays.
« Personne ne doit chômer »
« Peu importe ce que vous avez appris, l’élevage, l’agriculture, la mécanique, la bureautique, personne ne doit chômer », a-t-il lancé. S’adressant particulièrement aux personnes formées dans le secteur de l’élevage, il les a appelées à contribuer à l’augmentation de la production nationale, notamment dans la filière avicole. Pour lui, le Burkina Faso doit être capable de satisfaire ses propres besoins en produits alimentaires.
« On ne peut pas être ici au Burkina Faso et importer des œufs et des poulets, ça fait honte pour nous-mêmes », a-t-il déclaré.
Produire pour reconstruire
À travers ce discours, le capitaine Ibrahim Traoré a donc associé le combat sécuritaire à celui de la souveraineté économique. Pour le président du Faso, la fin de la guerre doit aller de pair avec la reconstruction du pays, la création d’activités économiques et la valorisation des ressources nationales.
Son message aux bénéficiaires de l’ASVOVIG est ainsi double : garder confiance dans l’issue de la crise sécuritaire et prendre part, chacun dans son domaine, à l’effort national de production.
