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Zambie : Hakainde Hichilema entame un second mandat sous contestation

Le président a été investi après une victoire large, mais un scrutin décrit comme chaotique par des observateurs. La crédibilité démocratique pèsera sur son nouveau mandat.

Par la Rédaction
Publié le 9 septembre 2026
Lecture : 2 min
Zambie : Hakainde Hichilema entame un second mandat sous contestation

Hakainde Hichilema / Président zambien

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Hakainde Hichilema a prêté serment pour un second mandat après avoir obtenu près de 60 % des voix à l’élection présidentielle du 13 août. Son principal rival, Brian Mundubile, crédité d’environ 38 %, était détenu avec son colistier pour des accusations de trahison au moment de l’investiture.

Des observateurs ont relevé de graves irrégularités : difficultés dans la compilation des résultats, présence militaire dans certains centres, arrestations de responsables de l’opposition et suspension temporaire de l’accès aux tribunaux. Plusieurs missions ont néanmoins estimé que l’ampleur de l’avance rendait probable une victoire de Hichilema même sans ces dysfonctionnements.

Ce paradoxe sera au centre du mandat. Arrivé au pouvoir en 2021 avec une promesse de restauration démocratique, le chef de l’État doit maintenant démontrer que la stabilité ne justifie pas l’érosion des garanties. Le traitement judiciaire de l’opposition, l’accès aux médias et la transparence électorale détermineront la confiance civique bien au-delà du résultat brut.

Les investisseurs ont jusqu’ici mieux accueilli la trajectoire économique et les obligations zambiennes ont résisté. Le pays reste stratégique pour le cuivre, ce qui attire à la fois les États-Unis et la Chine. Mais la prime de confiance ne repose pas uniquement sur les mines ou la dette restructurée : elle dépend aussi d’institutions capables d’arbitrer les conflits sans transformer chaque élection en crise de légitimité.