Mozambique : l’attaque de Niassa montre la mobilité persistante des insurgés
Des travailleurs ont été enlevés après l’assaut d’un camp de chasse. Les bilans divergent encore, mais l’incident étend l’alerte au-delà des foyers habituels du Cabo Delgado.

Des soldats patrouillent devant des véhicules calcinés après une incursion armée. L’attaque récente dans la province de Niassa met en lumière la mobilité persistante des insurgés et pose un nouveau défi aux forces de sécurité dans la région.
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Un Sud-Africain figure parmi les personnes enlevées lors de l’attaque d’un camp de chasse dans la province mozambicaine de Niassa. Pretoria évoque jusqu’à 20 travailleurs capturés, tandis que la police locale a fait état d’au moins 11 otages, dont des enfants, et d’une personne tuée. Ces chiffres restent à consolider.
Cinq ressortissants sud-africains se trouvaient sur le site : deux ont regagné leur pays, deux autres sont en sécurité et le cinquième manque toujours à l’appel, selon le ministère sud-africain des Affaires étrangères. Les assaillants ont également incendié des véhicules et endommagé ou pillé un centre de santé et un poste de police.
Les autorités soupçonnent des combattants liés au groupe État islamique, actif depuis 2017 principalement dans la province voisine du Cabo Delgado. L’insurrection y a tué des milliers de personnes et déplacé plus d’un million d’habitants. L’attaque de Niassa souligne la capacité de petits groupes à se déplacer, frapper des cibles isolées et exploiter un territoire vaste.
La réponse ne peut pas se limiter aux patrouilles. Les communautés ont besoin d’alertes rapides, de routes praticables, de télécommunications et d’une présence publique continue. Les employeurs opérant dans les réserves et les zones reculées devront revoir leurs plans d’évacuation. La priorité reste la localisation des captifs et la protection des villages voisins.
