Cap-Vert : après le drame de Fogo, l’enquête devra répondre au deuil
Au moins 25 personnes, principalement des enfants et des adolescents, sont mortes dans la chute d’un bus. La cause n’était pas établie au moment de la rédaction.

Une opération de sauvetage extrême à flanc de falaise. Les secouristes cap-verdiens évacuent les victimes du drame routier de Fogo, une catastrophe qui soulève de vives interrogations sur la sécurité des axes de l’île.
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Le Cap-Vert observe le deuil après l’accident de bus qui a fait au moins 25 morts sur l’île de Fogo dans la soirée du 5 septembre. La plupart des victimes étaient des élèves et des adolescents. Le véhicule a quitté une route de montagne et chuté d’environ 30 mètres dans un ravin difficile d’accès.
Le groupe revenait d’une excursion à Chã das Caldeiras, dans le cratère du Pico do Fogo. Les autorités éducatives ont précisé que la sortie n’était pas organisée par les écoles, mais par le conducteur, qui effectuait ce voyage chaque année pour les élèves qu’il transportait pendant l’année scolaire. Il fait partie des victimes.
Plusieurs blessés ont été pris en charge à l’hôpital régional São Francisco de Assis. Le gouvernement a décrété deux jours de deuil et le président José Maria Pereira Neves a demandé une enquête. Les informations disponibles ne permettent pas encore d’attribuer l’accident à une défaillance particulière ; toute conclusion sur le véhicule, la route ou la conduite serait prématurée.
Dans un petit archipel où de telles catastrophes sont rares, l’enquête devra être à la fois technique et publique. État du bus, contrôle des excursions privées, équipements de sécurité, vitesse et protection des routes escarpées devront être examinés. La priorité immédiate reste l’accompagnement des familles et des survivants ; la responsabilité viendra avec des faits établis.
