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Chaleur et incendies : la pollution de l’air change de visage

L’Organisation météorologique mondiale alerte sur la fumée des feux, l’ozone au sol et les particules encore mal mesurées. Climat et santé publique ne peuvent plus être traités séparément.

Par la Rédaction
Publié le 9 septembre 2026
Lecture : 2 min
Chaleur et incendies : la pollution de l’air change de visage

Vue aérienne d’un feu de forêt dévorant la végétation sous d’épaisses volutes de fumée. Selon l’Organisation météorologique mondiale, l’intensification de ces incendies et la prolongation des vagues de chaleur menacent d’annuler les progrès réalisés sur les émissions automobiles et industrielles.

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Les progrès obtenus contre les émissions industrielles et automobiles risquent d’être en partie annulés par des feux plus intenses et des vagues de chaleur plus longues. C’est l’avertissement du sixième Bulletin sur la qualité de l’air et le climat publié par l’Organisation météorologique mondiale le 7 septembre.

La fumée transporte des particules fines et des composés toxiques sur de longues distances. Une étude citée par l’OMM estime que les épisodes extrêmes de fumée d’incendie ont triplé depuis les années 1990 et ont contribué à près de 100 000 décès supplémentaires par an entre 2010 et 2018. La chaleur favorise aussi l’ozone au niveau du sol, nocif pour les voies respiratoires.

Le rapport insiste sur les lacunes d’observation. Le carbone noir et les microplastiques atmosphériques sont répandus mais encore insuffisamment suivis. Or les pays à faible revenu, dont plusieurs régions africaines exposées aux feux et aux poussières, disposent souvent des réseaux de mesure les moins denses.

La politique de l’air doit donc ajouter la prévention des incendies, l’alerte sanitaire et l’adaptation urbaine aux contrôles classiques des cheminées et des moteurs. Des données ouvertes, des capteurs fiables et des messages ciblés pour les enfants, les personnes âgées et les malades respiratoires peuvent réduire les dommages. L’air pollué n’a plus une source unique : la réponse publique ne peut plus en avoir une seule.