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Industrie de l’or : La Côte d’Ivoire veut détrôner le Ghana sur le marché africain d’ici 2035

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans sa quête du leadership africain de l’or. Le gouvernement a accordé cinq permis de recherche aurifère à quatre sociétés minières pour explorer plusieurs zones du pays, avec pour objectif de renforcer les réserves nationales et de rivaliser avec le Ghana à l’horizon 2035.

Par Thomas Biakpa
Publié le 16 octobre 2026
Lecture : 4 min
Industrie de l’or : La Côte d’Ivoire veut détrôner le Ghana sur le marché africain d’ici 2035

La Côte d’Ivoire veut s’imposer sur le marché de l’or africain à l’horizon 2035 / Afrik.com

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La Côte d’Ivoire entend changer de dimension sur le marché africain de l’or. Déterminé à renforcer sa position parmi les grands producteurs du continent, le pays poursuit ses efforts pour identifier de nouveaux gisements et accroître, à terme, ses capacités d’exploitation. Dans cette dynamique, le gouvernement a accordé cinq permis de recherche aurifère à quatre sociétés minières, avec une ambition clairement affichée : rivaliser avec le Ghana, actuel leader africain de la production d’or, à l’horizon 2035.

Cette décision, prise lors du Conseil des ministres du mercredi 14 octobre 2026, s’inscrit dans une stratégie de développement du potentiel minier national. Les autorisations délivrées sont valables pour une durée de quatre ans. Elles doivent permettre aux entreprises bénéficiaires de mener des travaux d’exploration dans plusieurs zones du territoire ivoirien, à la recherche de nouvelles ressources aurifères susceptibles de soutenir la croissance de la production nationale.

Quatre sociétés mobilisées sur plusieurs zones du territoire

Pour concrétiser ses ambitions, la Côte d’Ivoire mise sur l’intensification des activités de prospection. Les cinq permis ont été attribués à Awale Resources, Etruscan Resources Côte d’Ivoire, Smart Mining Group et Tietto Minerals Côte d’Ivoire.

Les opérations de recherche concerneront plusieurs localités, notamment Gbéléban, Minignan, Bondoukou, Tanda, M’Bahiakro, Bouaké, Gagnoa et Soubré. La diversité des zones ciblées traduit la volonté d’explorer différentes parties du territoire afin de mieux évaluer les ressources aurifères disponibles.

Au-delà de l’octroi des autorisations, l’enjeu consiste désormais à transformer ces campagnes d’exploration en découvertes de gisements économiquement exploitables. Les résultats obtenus au cours des quatre prochaines années seront donc déterminants pour apprécier les perspectives de développement des projets concernés.

Le Ghana, une référence difficile à dépasser

De nombreux gisements d’or ont été découverts ces dernières années dans plusieurs localités du pays/ Wikimedia

En visant la première place des producteurs d’or en Afrique d’ici 2035, la Côte d’Ivoire se fixe un objectif ambitieux. Le Ghana, qui occupe actuellement cette position, dispose d’une industrie aurifère solidement implantée et affiche des volumes de production importants.

Selon les données de la Chambre des mines du Ghana citées dans le texte de référence, le pays a extrait environ 186,6 tonnes d’or en 2025. Un niveau qui illustre l’ampleur du défi auquel la Côte d’Ivoire devra faire face pour espérer prendre la tête du classement continental.

Pour réduire cet écart, Abidjan devra poursuivre le développement de son secteur minier, encourager les activités d’exploration et favoriser la découverte de nouvelles réserves. La capacité à identifier des gisements suffisamment importants et rentables constituera un facteur essentiel dans la progression de la production nationale.

L’objectif ne dépendra toutefois pas uniquement du nombre de permis accordés. Il reposera également sur l’ampleur des ressources découvertes, leur potentiel d’exploitation et la capacité à développer les projets miniers dans des conditions favorables.

Des permis de recherche aux futures capacités de production

L’octroi de ces cinq permis représente une nouvelle étape dans la stratégie aurifère ivoirienne. Il ouvre la voie à des travaux destinés à mieux connaître le sous-sol et à déterminer si les zones ciblées abritent des ressources pouvant donner lieu à une exploitation commerciale.

Il convient néanmoins de distinguer les activités de recherche de la production effective. Un permis d’exploration ne garantit ni la découverte d’un gisement exploitable ni une augmentation immédiate des volumes d’or extraits. Entre les premières investigations et la mise en production d’un site minier, plusieurs étapes restent nécessaires.

Les résultats des campagnes de prospection seront donc particulièrement attendus. Ils permettront de mieux mesurer les perspectives du secteur aurifère ivoirien et d’évaluer sa capacité à soutenir une progression durable de la production au cours des prochaines années.

2035, un horizon stratégique pour l’or ivoirien

À travers cette nouvelle série d’autorisations, la Côte d’Ivoire confirme sa volonté de faire de l’or un levier majeur de développement de son industrie minière. La multiplication des recherches dans plusieurs régions du pays témoigne de l’importance accordée à l’identification de nouvelles ressources.

Reste désormais à savoir si les zones ciblées livreront des gisements à la hauteur des ambitions nationales. La course au leadership africain ne se gagnera pas uniquement sur le terrain de l’exploration, mais aussi sur la capacité à transformer les découvertes en projets productifs.

D’ici 2035, les progrès réalisés dans ce domaine permettront de mieux apprécier les chances de la Côte d’Ivoire de combler son retard sur le Ghana. En attendant, les cinq permis accordés constituent une étape supplémentaire dans cette ambition : renforcer la place du pays sur l’échiquier aurifère africain et, à terme, prétendre au sommet du classement continental.