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États-Unis : Plus de 175 000 visas annulés sous Donald Trump, l’Afrique du Nord touchée par la lutte contre le « tourisme de naissance »

Washington durcit une nouvelle fois sa politique migratoire. Plus de 175 000 visas américains ont été révoqués depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, pour des motifs allant des infractions pénales aux fraudes et violations des règles de séjour. En Afrique du Nord, plus d’une centaine de visas ont notamment été annulés dans des affaires liées au « tourisme de naissance ».

Par Thomas Biakpa
Publié le 11 août 2026
Lecture : 3 min
États-Unis : Plus de 175 000 visas annulés sous Donald Trump, l’Afrique du Nord touchée par la lutte contre le « tourisme de naissance »

Le président américain, Donald Trump/Wikimedia

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La politique migratoire de Donald Trump franchit une nouvelle étape. Depuis son retour à la Maison-Blanche, les autorités américaines ont annulé plus de 175 000 visas, selon les chiffres communiqués par le département d’État. Une partie de ces décisions concerne des affaires de fraude, de criminalité ou encore de non-respect des règles d’immigration.

Mais le bilan révèle également un volet plus spécifique : plus d’une centaine de visas ont été révoqués par une ambassade américaine en Afrique du Nord dans des dossiers liés au « tourisme de naissance ».

Des visas retirés pour plusieurs raisons

Washington justifie ces annulations par les contrôles effectués régulièrement sur les personnes bénéficiant d’un visa américain. Ces vérifications peuvent déboucher sur une révocation lorsque les autorités estiment que les conditions permettant de conserver le document ne sont plus réunies.

Les infractions pénales figurent parmi les principales raisons invoquées. Les autorités américaines mentionnent notamment les agressions, la conduite sous l’emprise de l’alcool, les vols ou encore les infractions liées aux drogues.

Certains dossiers sont plus lourds. Le département d’État fait état de cas impliquant des violences sexuelles, des mauvais traitements infligés à des enfants, des escroqueries ou des détournements de fonds. Des personnes soupçonnées d’avoir fourni de fausses informations dans le cadre de leur demande de visa figurent également parmi les personnes concernées.

Le « tourisme de naissance » dans le viseur

Au-delà des questions criminelles, l’administration Trump cible également les voyages aux États-Unis motivés par la volonté d’y faire naître un enfant.

Plus de 100 visas ont ainsi été annulés par une représentation diplomatique américaine en Afrique du Nord dans des affaires qualifiées de « tourisme de naissance ». Les personnes concernées auraient voyagé vers les États-Unis dans le but principal d’y accoucher, afin que leurs enfants puissent obtenir la citoyenneté américaine.

Le département d’État ne précise toutefois pas la nationalité des personnes visées par ces révocations.

Cette offensive intervient dans un contexte politique particulièrement marqué. Le 6 août 2026, Donald Trump a signé un décret consacré à la lutte contre le « tourisme de naissance ». Le texte prévoit un renforcement des mesures destinées à limiter les déplacements vers les États-Unis dont l’objectif serait de donner naissance sur le territoire américain.

Une ligne migratoire de plus en plus stricte

Le même jour, le président américain a également signé une autre mesure portant sur la citoyenneté américaine. La Maison-Blanche présente ces décisions comme faisant partie d’un effort plus large visant à durcir les conditions d’entrée et à renforcer l’application des règles liées à l’immigration et à la citoyenneté.

Le chiffre de 175 000 visas révoqués illustre donc l’ampleur de cette politique. Les annulations ne reposent pas uniquement sur des condamnations ou des soupçons d’infractions graves. Elles peuvent également découler de fraudes, de violations des conditions de séjour, de considérations liées à la sécurité nationale ou encore de comportements jugés incompatibles avec le maintien d’un visa.

Pour l’administration américaine, un visa reste une autorisation soumise à conditions. Sa délivrance ne garantit donc pas son maintien définitif.

Et avec le durcissement de la politique migratoire de Donald Trump, les titulaires de visas américains font désormais face à une surveillance accrue, tandis que Washington affirme vouloir multiplier les contrôles sur les conditions d’entrée et de séjour aux États-Unis.