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Côte d’Ivoire : Un dispositif commun pour maintenir davantage de filles au collège

Le ministère de l’Éducation a réuni les acteurs du système scolaire afin d’harmoniser la phase pilote du Paquet d’appui minimum favorable à la rétention des filles. Le passage à l’échelle devra reposer sur des responsabilités claires et des résultats mesurables établissement par établissement.

Par la Rédaction
Publié le 29 septembre 2026
Lecture : 3 min
Côte d’Ivoire : Un dispositif commun pour maintenir davantage de filles au collège

Le déploiement de ce « paquet minimum » marque un tournant dans la gestion des politiques de genre à l’école. En cherchant à standardiser les processus de Yamoussoukro aux régions les plus reculées, le ministère ne vise plus seulement la scolarisation quantitative, mais l’efficacité de la rétention sur le terrain.

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La Côte d’Ivoire veut mieux coordonner les interventions destinées à empêcher le décrochage des collégiennes. Du 14 au 16 septembre à Yamoussoukro, les principales parties prenantes de l’éducation ont travaillé sur la phase pilote du Paquet d’appui minimum favorable à la rétention des filles au collège. Le ministère a rendu compte de ces travaux le 21 septembre. L’objectif immédiat est d’harmoniser les approches, les outils et les mécanismes de coordination avant une extension du dispositif.

Le programme est conduit par la Direction de l’Égalité et de l’Équité du Genre. Une session précédente avait réuni 90 acteurs provenant de 15 directions régionales afin de renforcer leurs compétences techniques et opérationnelles.

La diversité des profils concernés montre que le maintien des filles ne relève pas d’un seul service : personnels scolaires, comités de gestion, orientation, santé et accompagnement social doivent pouvoir identifier une difficulté, la signaler et organiser une réponse cohérente.

L’idée d’un paquet minimum est importante. Les actions isolées produisent peu d’effet si une adolescente reçoit une sensibilisation mais reste confrontée à un coût, un problème de sécurité, une difficulté de santé ou une absence de soutien pédagogique. Une approche intégrée doit préciser les services disponibles dans chaque collège, les critères d’accès et la personne responsable. Elle doit également prévoir une orientation vers les structures compétentes lorsque la situation dépasse les moyens de l’établissement.

L’harmonisation évite que plusieurs partenaires utilisent des formulaires, des calendriers ou des définitions différentes. Pour suivre un risque de décrochage, les établissements ont besoin d’indicateurs communs : absences répétées, baisse brutale des résultats, interruption de l’inscription ou demande de transfert. Ces informations sont sensibles. Elles doivent être protégées, accessibles seulement aux professionnels autorisés et utilisées pour accompagner l’élève, jamais pour la stigmatiser.

La phase pilote doit servir à apprendre avant de généraliser. Il faut comparer la rétention, le passage en classe supérieure et la réinscription dans les collèges bénéficiaires, tout en tenant compte de leur situation de départ. Le nombre d’activités organisées ou de personnes formées ne suffit pas : un dispositif peut être très actif sans réduire les abandons. Des retours confidentiels des élèves et des familles aideront aussi à comprendre quels services sont réellement utilisés.

Le passage à l’échelle nécessitera enfin un budget récurrent, pas seulement des ateliers. Chaque direction régionale devra connaître ses responsabilités, ses ressources et le circuit de décision en cas d’urgence. En publiant un bilan de la phase pilote avec résultats, difficultés et ajustements, le ministère pourra montrer ce que recouvre concrètement le paquet minimum. La coordination annoncée deviendra alors un outil de politique scolaire : repérer plus tôt, agir plus vite et permettre à davantage de filles d’achever le collège.