RDC- Belgique : Des proches de Tshisekedi visés par des perquisitions sur fond de soupçons de blanchiment
L’affaire prend une nouvelle dimension judiciaire en Belgique. Des perquisitions menées à Bruxelles et en Wallonie ciblent des personnalités présentées comme proches du président congolais Félix Tshisekedi, dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de blanchiment d’argent. À l’origine de cette procédure, une plainte introduite par l’avocat belge Bernard Maingain, suivie, en 2025, de démarches judiciaires engagées par plusieurs organisations non gouvernementales.

Les domiciles de personnes présentées comme proches de Félix Tshisekedi ont été perquisitionnés en Belgique dans une affaire de blanchiment présumée / Reuters
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Les informations révélées mercredi 14 octobre par plusieurs médias belges suscitent de nombreuses interrogations sur les ramifications d’une enquête judiciaire susceptible de concerner des personnalités évoluant dans les cercles du pouvoir en République démocratique du Congo (RDC).
Selon les éléments rapportés, les autorités judiciaires belges ont procédé à des perquisitions dans plusieurs lieux situés à Bruxelles et en Wallonie. Les personnes visées seraient issues de l’entourage immédiat de Félix Tshisekedi, même si leur identité et leur degré d’implication présumé n’ont pas été officiellement détaillés.
Au centre des investigations figure une affaire de blanchiment d’argent. Pour l’heure, les autorités belges restent discrètes sur le contenu du dossier, les éventuelles opérations financières concernées et les responsabilités individuelles susceptibles d’être établies par l’enquête.
Dans ce contexte, la prudence reste de mise. Les perquisitions constituent des actes d’investigation et ne permettent pas, à elles seules, de conclure à l’existence d’une infraction imputable aux personnes concernées.
Bernard Maingain, à l’origine de la démarche judiciaire
Si les contours précis de cette affaire demeurent encore flous, le nom de Bernard Maingain apparaît comme un élément central de sa genèse. Cet avocat belge est à l’origine d’une plainte déposée auprès de la justice belge contre certaines personnalités présentées comme proches du président congolais.
Dans sa démarche, l’avocat soupçonnait l’existence d’un circuit de blanchiment d’argent impliquant les personnes visées. Sa plainte a ainsi contribué à porter ces allégations devant les instances judiciaires compétentes.
Le dossier a ensuite connu une évolution importante en 2025, lorsque plusieurs organisations non gouvernementales ont également saisi la justice à travers une série de plaintes.
Ces initiatives successives ont contribué à l’ouverture d’une instruction portant sur des soupçons de blanchiment.
Les investigations engagées par la justice belge s’inscrivent donc dans une procédure dont les origines remontent à plusieurs démarches judiciaires. Les perquisitions annoncées le 14 octobre constituent une nouvelle étape dans cette affaire, sans que l’on puisse, à ce stade, préjuger de ses conclusions.
L’avocat se montre prudent sur le contenu du dossier
À la suite de ces opérations, Bernard Maingain s’est exprimé dans une interview accordée au média congolais Actualité CD. L’avocat y a évoqué certains éléments relatifs à l’origine de sa plainte, tout en se gardant de dévoiler des informations susceptibles de compromettre le déroulement de la procédure.
Reconnaissant que l’affaire comporte de nombreux aspects qui mériteraient d’être éclaircis, il a néanmoins choisi de ne pas entrer dans les détails. Cette réserve, explique-t-il, répond à la nécessité de ne pas interférer dans le travail de la justice.
Cette position laisse entrevoir un dossier dont les contours pourraient être plus vastes que les seuls faits actuellement rendus publics. Toutefois, en l’absence de communications détaillées des autorités judiciaires belges, il reste difficile de déterminer précisément la nature des opérations financières examinées, l’étendue des investigations ou les éventuelles suites judiciaires.
Les prochains développements de l’enquête devraient permettre de mieux comprendre les faits à l’origine des perquisitions et les éléments dont disposent les enquêteurs.
