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Mali : L’attaque de Dioura aurait fait plus de 100 morts dans les rangs de l’armée, le JNIM revendique l’opération

L’attaque jihadiste contre le camp militaire de Dioura, le 10 septembre dans le centre du Mali, aurait fait plus de 100 morts parmi les soldats maliens, selon plusieurs sources citées par l’AFP. Revendiquée par le JNIM, l’opération aurait également coûté la vie à cinq paramilitaires russes d’Africa Corps, tandis que le bilan officiel reste attendu.

Par Thomas Biakpa
Publié le 19 septembre 2026
Lecture : 3 min
Mali : L’attaque de Dioura aurait fait plus de 100 morts dans les rangs de l’armée, le JNIM revendique l’opération

Le nouveau bilan de l’attaque djihadiste de Dioura au centre du Mali fait état de 100 militaires tués / AFP

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L’attaque jihadiste menée le 10 septembre contre le camp militaire de Dioura, dans le centre du Mali, aurait causé des pertes considérables au sein des forces maliennes. Selon plusieurs sources citées par l’AFP, plus d’une centaine de militaires maliens auraient été tués, auxquels s’ajouteraient cinq paramilitaires russes d’Africa Corps.

À Mopti, une source sécuritaire fait état de plus de 100 soldats maliens morts, parmi lesquels deux officiers. Ces informations ont également été corroborées auprès de l’AFP par un officier de l’état-major général des armées ainsi que par un élu local. Pour l’heure, cependant, aucun bilan officiel détaillé n’a été communiqué par l’armée malienne.

D’autres documents, notamment un rapport attribué à la prévôté militaire, évoqueraient également une centaine de militaires portés disparus, une trentaine de blessés et une trentaine de prisonniers. Ces données doivent néanmoins être considérées avec prudence, faute de confirmation officielle.

Le JNIM revendique l’opération

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l’attaque. Dans un message diffusé par son organe de propagande, le groupe affirme avoir « neutralisé » 150 militaires maliens et capturé 93 soldats.

Ces affirmations n’ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante. Le jour de l’attaque, les Forces armées maliennes avaient confirmé que leur position de Dioura avait été prise pour cible et qu’une riposte était en cours.

Si les chiffres avancés par les différentes sources se confirment, l’attaque de Dioura compterait parmi les plus lourdes pertes infligées à l’armée malienne depuis le début de l’insurrection jihadiste en 2012.

Des interrogations sur les moyens engagés

Au-delà du nombre de victimes, les circonstances de l’attaque soulèvent également des interrogations sur les conditions dans lesquelles les militaires maliens ont été engagés.

Une source sécuritaire citée par l’AFP affirme notamment que les forces présentes à Dioura auraient souffert d’un manque de soutien aérien. Elle indique également qu’une partie des soldats se trouvait alors en première mission opérationnelle. Ces éléments reposent toutefois sur le témoignage de cette source et n’ont pas fait l’objet d’une confirmation officielle.

La présence russe également touchée

L’attaque intervient dans un contexte de rapprochement militaire entre Bamako et Moscou. Depuis le retrait des forces françaises et européennes du Mali, les autorités maliennes ont renforcé leur coopération avec la Russie.

Des paramilitaires russes d’Africa Corps participent ainsi aux opérations aux côtés des forces maliennes. Selon les informations rapportées par plusieurs sources, cinq d’entre eux auraient également été tués lors de l’attaque de Dioura.

Le bilan définitif de cette offensive reste donc à établir. En l’absence de communication officielle complète de l’armée malienne, l’ampleur exacte des pertes, notamment parmi les disparus, les blessés et les prisonniers, demeure encore incertaine.