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Serbie : un scrutin anticipé pour trancher deux ans de contestation

Le gouvernement a demandé la dissolution du Parlement. Aleksandar Vučić veut transformer l’élection en voie de retour au poste de Premier ministre, face à une mobilisation étudiante durable.

Par la Rédaction
Publié le 10 septembre 2026
Lecture : 2 min
Serbie : un scrutin anticipé pour trancher deux ans de contestation

Le président serbe Aleksandar Vučić annonce officiellement la dissolution de l’Assemblée nationale et la convocation d’élections législatives anticipées pour le 25 octobre 2026. Ce scrutin intervient dans un climat de forte tension politique, marqué par de longs mois de manifestations anti-corruption depuis le drame de la gare de Novi Sad.

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Le gouvernement serbe a demandé au président Aleksandar Vučić de dissoudre le Parlement et de convoquer des élections législatives anticipées. La Constitution prévoit une campagne de 45 à 60 jours ; le scrutin est attendu le 18 ou le 25 octobre, bien avant l’échéance normale de décembre 2027.

Au pouvoir depuis plus d’une décennie comme Premier ministre puis président, Vučić souhaite conduire la liste de son Parti progressiste serbe et redevenir chef du gouvernement. Le vote doit aussi répondre à près de deux ans de manifestations étudiantes et citoyennes déclenchées par l’effondrement meurtrier d’un auvent de gare à Novi Sad en novembre 2024.

Les manifestants dénoncent la corruption et la faiblesse des contrôles publics. L’opposition accuse le pouvoir de verrouiller les médias, d’utiliser la police contre les contestataires et d’affaiblir les institutions ; les autorités rejettent ces accusations et affirment défendre l’ordre constitutionnel.

Le scrutin ne sera crédible que si la campagne offre un accès équitable aux médias, un registre fiable, des observateurs et des voies de recours effectives. Il pèsera aussi sur la candidature de la Serbie à l’Union européenne, déjà ralentie par les inquiétudes démocratiques et par les liens de Belgrade avec la Russie et la Chine. Une victoire peut donner un mandat ; seule une compétition ouverte peut apaiser la crise.