RDC: L’épidémie d’Ebola s’aggrave, plus de 2 000 cas confirmés et 754 décès enregistrés
L’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo continue de s’intensifier. Selon les dernières données communiquées par les autorités sanitaires ce mercredi 15 juillet, plus de 2 000 cas confirmés ont été enregistrés depuis le début de la flambée, dont 754 décès. Face à cette évolution préoccupante, Médecins sans frontières (MSF) souligne une accélération...

En RDC le nombre de victimes du virus Ebola continue de grimper /Anadolu Ajansi
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L’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo continue de s’intensifier. Selon les dernières données communiquées par les autorités sanitaires ce mercredi 15 juillet, plus de 2 000 cas confirmés ont été enregistrés depuis le début de la flambée, dont 754 décès.
Face à cette évolution préoccupante, Médecins sans frontières (MSF) souligne une accélération exceptionnelle de la propagation du virus. L’organisation indique qu’en moins de cinq semaines, le nombre de contaminations confirmées a été multiplié par trois, tandis que le nombre de décès a été multiplié par plus de cinq.
De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que l’ampleur réelle de l’épidémie pourrait être bien supérieure aux chiffres officiellement recensés. Selon l’agence onusienne, le variant Bundibugyo, actuellement en circulation en RDC, pourrait toucher entre deux et quatre fois plus de personnes que ne le montrent les statistiques disponibles.
L’OMS précise également qu’aucun vaccin ni traitement homologué n’existe à ce jour contre ce variant. En revanche, un premier essai clinique a été lancé mardi afin d’évaluer l’efficacité de l’antiviral expérimental obeldesivir dans le cadre d’une prophylaxie post-exposition. Baptisée EBO-PEP, cette étude concerne des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés. Développé par le laboratoire américain Gilead Sciences, ce médicament administré par voie orale a déjà montré des résultats encourageants lors d’études précliniques contre plusieurs filovirus responsables de fièvres hémorragiques.
Le directeur des opérations d’urgence de l’OMS, Chikwe Ihekweazu, a également fait part de ses inquiétudes. Il a indiqué que 80 % des nouveaux cas identifiés ne figuraient pas parmi les contacts déjà suivis par les équipes sanitaires, ce qui laisse supposer l’existence de nombreuses chaînes de transmission encore inconnues.
L’OMS s’alarme aussi du fait qu’un grand nombre de personnes infectées décèdent avant même d’avoir pu être prises en charge dans un établissement de santé. Selon Chikwe Ihekweazu, cette flambée est la plus rapide jamais observée en l’espace d’un mois parmi toutes les épidémies d’Ebola suivies par l’organisation.
L’épidémie a été officiellement déclarée le 15 mai à la suite de plusieurs décès enregistrés dans la province de l’Ituri, au nord-est de la RDC. Cette région, riche en ressources minières, est régulièrement confrontée aux violences perpétrées par des groupes armés.
Le virus Ebola se transmet par contact direct avec une personne infectée ou avec ses fluides corporels. Des cas ont désormais été signalés dans cinq provinces de la République démocratique du Congo ainsi qu’en Ouganda voisin. Malgré cette extension géographique, plus de 90 % des contaminations continuent d’être recensées dans la province de l’Ituri.
