Maroc : Suite à des soupçons de fraudes électorales, le maire de Tanger, Mounir Laymouri placé en garde à vue
Le maire de Tanger, Mounir Laymouri, a été placé en garde à vue après son retour d’Espagne, dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’irrégularités et de fraudes lors des législatives du 23 septembre. Plusieurs autres personnes sont également poursuivies dans cette affaire

Le maire de Tanger, Mounir Laymouri, / Maroc Hebdo
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Le maire de Tanger, Mounir Laymouri, fait l’objet d’une enquête judiciaire portant sur des soupçons de fraudes et d’irrégularités liées aux élections législatives du 23 septembre. Membre du Parti authenticité et modernité (PAM), il a été placé en garde à vue lundi 28 septembre après son retour d’Espagne.
L’élu a été interpellé à l’aéroport de Tanger alors qu’il rentrait d’un déplacement professionnel. Après plusieurs heures d’audition, le parquet a décidé de son placement en garde à vue. Avant son retour au Maroc, Mounir Laymouri avait déclaré n’avoir « aucun rapport avec cette affaire ».
L’enquête a été déclenchée après la découverte de documents électoraux considérés comme irréguliers dans un bureau de vote installé à l’école Al Qods, à Tanger. Cinq autres personnes ont également été interpellées dans le cadre de cette procédure, parmi lesquelles des responsables de bureaux de vote.
Quatre d’entre elles ont été présentées au parquet et le dossier a été transmis à un juge d’instruction. Les investigations portent notamment sur de possibles atteintes au déroulement des opérations électorales et sur des faits présumés de falsification.
En parallèle, le ministère de l’Intérieur a lancé une enquête administrative afin de faire la lumière sur les irrégularités signalées dans la ville.
Cette affaire intervient dans le contexte des élections législatives du 23 septembre, remportées au niveau national par le PAM avec 97 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) arrive en deuxième position avec 66 sièges.
Le scrutin a par ailleurs été marqué par une participation de 38,02 %. Les soupçons d’irrégularités relevés à Tanger font désormais l’objet de procédures judiciaires et administratives distinctes.
