Ghana : 300 millions de dollars pour relier le lycée aux compétences et à l’emploi
Le projet STARR-J doit améliorer près de 1 000 établissements et bénéficier à 2,2 millions d’élèves. Il vise aussi à réduire la pression créée par la gratuité du secondaire.

Des lycéens ghanéens attentifs en classe pendant une session d’apprentissage. Le projet STARR-J de la Banque mondiale, doté de 300 millions de dollars, vise à soutenir la qualité et les infrastructures de l’enseignement secondaire public au Ghana.
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La Banque mondiale a approuvé un financement de 300 millions de dollars pour le projet ghanéen STARR-J, consacré à l’accès, à la pertinence et aux résultats de l’enseignement secondaire. Le programme doit concerner 2,2 millions d’élèves dans près de 1 000 établissements publics.
Depuis l’instauration de la gratuité du lycée général et de la formation technique et professionnelle en 2017, les inscriptions ont augmenté plus vite que les salles, les équipements et le nombre d’enseignants. Le pays a notamment recouru à un système de double rotation pour absorber les effectifs, au prix d’un calendrier scolaire complexe.
STARR-J prévoit des infrastructures, une amélioration de l’enseignement dans les matières fondamentales, des compétences numériques et une meilleure préparation à l’enseignement supérieur ou au marché du travail. Une attention particulière doit aller aux zones rurales et périurbaines, aux élèves handicapés et aux établissements dont les résultats restent en retrait.
Le risque serait de mesurer le succès uniquement en bâtiments livrés. La pertinence annoncée suppose des programmes connectés aux besoins économiques, des ateliers utilisés, des enseignants formés et des élèves capables de progresser. Le Ghana a déjà élargi l’accès ; il doit maintenant protéger la qualité. Le financement sera réussi si la fin de la double rotation s’accompagne d’un meilleur apprentissage, pas seulement d’horaires plus simples.
