Côte d’Ivoire : Décès du comédien Zoumana, une figure emblématique du rire et de la scène s’est éteinte
Le comédien ivoirien Gbizié Troupa Bruno, dit Zoumana, est décédé samedi 22 août 2026 à Abidjan. Figure emblématique du théâtre, de la télévision et du cinéma, notamment à travers « Faut pas fâcher » et « Ma Famille », il laisse derrière lui une carrière marquée par le rire et la transmission, ainsi qu’une empreinte durable dans la culture ivoirienne.

Le talentueux acteur et comédien Zoumana a tiré sa révérence/ Wikipédia
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La Côte d’Ivoire est en deuil. Le comédien et acteur ivoirien Gbizié Troupa Bruno, plus connu du grand public sous le pseudonyme de Zoumana, est décédé le samedi 22 août 2026 à Abidjan. L’annonce de sa disparition a été faite dans la soirée par la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck. Le ministère de la Culture confirme également que l’artiste avait été élevé au grade d’Officier dans l’Ordre du Mérite culturel ivoirien en 2023.
Cette disparition plonge le monde artistique ivoirien dans la tristesse et prive la scène nationale d’un comédien dont le visage, la voix et les personnages auront accompagné plusieurs générations. À travers ses prestations au théâtre, à la télévision et au cinéma, Zoumana s’était imposé comme l’un des visages familiers de la comédie ivoirienne.
Une figure populaire du théâtre et de la télévision
Pour le public ivoirien, le nom de Zoumana reste intimement lié à l’histoire de l’humour et des séries télévisées. L’artiste s’était notamment fait connaître grâce à « Faut pas fâcher », programme culte de la télévision ivoirienne dans lequel il formait notamment un duo très apprécié avec la comédienne Adrienne Koutouan.
Leur complicité à l’écran avait marqué les téléspectateurs. Les deux comédiens, issus de la tradition théâtrale, avaient développé une véritable complémentarité dans le jeu, au point que leur duo est resté associé à une époque importante de la comédie ivoirienne.
Zoumana a également participé à d’autres productions audiovisuelles, notamment « Ma Famille », autre série populaire qui a contribué au rayonnement de la production ivoirienne auprès du public national et africain.
Son parcours ne se limitait toutefois pas au petit écran. Il était avant tout un homme de théâtre, dont la carrière s’est construite sur les planches avant de s’étendre au cinéma et à la télévision.
De Divo aux grandes scènes ivoiriennes
Né à Divo, Gbizié Troupa Bruno fait ses premiers pas dans le théâtre alors qu’il est encore jeune. Il participe notamment à l’animation théâtrale scolaire et se forge progressivement une expérience de la scène. Le théâtre constitue ainsi le socle d’une carrière qui allait par la suite le conduire vers la télévision et le cinéma.
L’artiste figure notamment au générique du film « Le Sixième Doigt », réalisé par Henri Duparc en 1990. Cette expérience témoigne de son ouverture à différents registres de la création audiovisuelle.
Mais c’est véritablement à travers « Faut pas fâcher » que son nom s’inscrit durablement dans la mémoire populaire. Dans cette émission qui a marqué la télévision ivoirienne, Zoumana a trouvé un espace d’expression qui correspondait pleinement à son talent comique et à son sens du jeu.
Au fil des années, il devient ainsi l’un de ces artistes immédiatement reconnaissables, dont le public retenait autant les personnages que la manière de jouer et de faire rire.
Un artiste attaché à la transmission
Au-delà de l’humour, Zoumana appartenait à une génération de comédiens qui ont contribué à structurer la scène artistique ivoirienne. La ministre de la Culture, Françoise Remarck, a salué la mémoire d’un « grand homme de culture », soulignant notamment son engagement dans la transmission et sa contribution au théâtre, aux séries et au cinéma.
Cette reconnaissance institutionnelle avait déjà été consacrée par son élévation au grade d’Officier dans l’Ordre du Mérite culturel en 2023. Cette distinction venait saluer plusieurs décennies de contribution au patrimoine artistique et culturel ivoirien.
Ces dernières années, l’artiste s’était fait plus discret sur les plateaux. Plusieurs médias évoquent une période marquée par des problèmes de santé. Certaines publications font état d’une longue maladie, tandis que d’autres évoquent les conséquences d’un AVC.
Une disparition qui laisse un grand vide
Avec la mort de Zoumana, c’est une page de l’histoire de la comédie ivoirienne qui se tourne. Celui qui avait fait rire des générations de téléspectateurs laisse derrière lui une œuvre populaire et une mémoire faite de personnages, de scènes et de moments de télévision devenus familiers.
La ministre de la Culture a présenté ses condoléances à la famille du disparu, notamment à son épouse, Gbizié Liliane Aka, ainsi qu’à ses proches et à l’ensemble du monde culturel. Le ministère a également assuré qu’il resterait aux côtés de la famille dans cette épreuve.
Zoumana s’en va, mais son empreinte demeure. De Divo aux plateaux de télévision, du théâtre au cinéma, il aura consacré une grande partie de sa vie à faire vivre la scène ivoirienne et à offrir du rire au public.
Paix à l’âme de Gbizié Troupa Bruno, dit Zoumana, et sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à toute la communauté artistique ivoirienne.
